3 000 km pour faire respecter le droit international
Publiée le 03 avril 2025 - Mise à jour le 03 avril 2025

Claude Mangin a fait étape à Vitry dans sa Marche pour la liberté en faveur des prisonniers politiques sahraouis, dimanche 30 mars. Elle souhaite faire connaître leur situation, dont celle de son mari, Naâma Asfari, emprisonné depuis 12 ans, et demander leur libération.
Lors d’un parcours long de 3 000 km d’Ivry-sur-Seine à Kenitra au Maroc, Claude Mangin, accompagnée de participants solidaires, va traverser la France et l’Espagne pour demander la libération des prisonniers politiques sahraouis, dont son mari, Naâma Asfari, condamné à 30 ans d’emprisonnement en 2013. Pendant la marche, des événements seront organisés : marches, tables rondes, conférences, rencontres avec les élus et les médias, cinéma, expositions, ateliers créatifs pour envoyer des courriers aux prisonniers, matchs de foot des équipes de la diaspora sahraouie, etc.
« Il s’agit de faire connaître leur cause et de mobiliser les Français pour demander leur libération, comme l’a exigé l’ONU en 2023. Cette marche a aussi pour but de demander le droit à l’autodétermination, en contradiction avec la reconnaissance sans débat par le président Emmanuel Macron de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Si la France, membre du conseil de sécurité, ne fait pas appliquer le droit international, qui le fera ? » explique Claude Mangin.
Une foule nombreuse composée de citoyens, de militants associatifs et de membres de la diaspora s’était mobilisée. Parmi ces derniers, Mohamed Nayem :
« Je suis venu encourager et soutenir la démarche. C’est une initiative très importante pour attirer l’attention sur une situation tellement difficile. Là-bas, les civils n’ont pas le droit de manifester, de dénoncer la situation. Le droit n’est pas respecté. »
Chaque étape est ainsi l’occasion de mieux faire connaître la situation du Sahara occidental, territoire envahi par le Maroc en 1975, mais revendiqué par la République arabe sahraouie démocratique.
Présent pour accueillir la militante, Pierre Bell-Lloch, maire de Vitry, a rappelé l’engagement de la ville :
« Il ne doit pas y avoir deux poids, deux mesures quand il s’agit de lutte pour le droit international. Vitry reste et restera loyal au peuple sahraoui et aux lois. Notre engagement n’est pas dirigé contre le Maroc, mais pour le respect du droit et de la parole donnée de libérer les prisonniers politiques et d’organiser un référendum d’autodétermination afin de résoudre un conflit qui dure depuis les indépendances. »
Kevin Gouttegata