Alban Liechti, premier soldat du refus

Publiée le 17 mars 2025 - Mise à jour le 26 mars 2025

L'Association républicaine des anciens combattants pour la paix et l’amitié et le Mouvement de la paix se sont associés pour proposer au grand public et à la jeunessse une exposition retraçant l'histoire d'Alban Liechti, premier soldat du refus de la guerre d'Algérie.

Il y a un an, Alban Liechti nous quittait. Il laisse en héritage le refus de la guerre et de la désobéissance durant la guerre d'Algérie. 

Jusqu’à ses derniers moments, il n’a cessé de militer pour la paix.

Une exposition mémorielle

En ce mois où nous commémorons le cessez-le-feu de la guerre d'Algérie, et en écho au jour anniversaire du 19 mars, l'Association républicaine des anciens combattants pour la paix et l'amitié et le Mouvement de la paix vous présentent l'exposition "Alban Liechti, soldat du refus" du 19 mars au 7 avril, à l'hôtel de ville.

À travers 12 panneaux, l'exposition parcourt la vie d'Alban Liechti : son engagement, ses condamnations, mais aussi la solidarité grandissante autour du combat pour la paix qu'il a mené toute sa vie. 

L'exposition évoque aussi la solidarité qui n'a cessé de grandir autour de sa cause et des autres soldats qui, comme lui, sont devenus des soldats du refus.

Alban Liechti, le pacifiste

« Dans cette guerre, ce sont les Algériens qui défendent leurs femmes, leurs enfants, leur patrie, ce sont les Algériens qui combattent pour la paix et la justice. C’est pourquoi, je ne peux prendre les armes contre le peuple algérien en lutte pour son indépendance », écrit Alban Liechti.

Ainsi, Alban Liechti, membre de l’Union des jeunesses républicaines de France (UJRF), l’ancêtre des Jeunesses communistes, et du PCF, s'adresse-t-il au président de la République, Réné Coty, en 1956, alors que son régiment vient de recevoir sa feuille de route pour partir en Algérie.

Mais ses convictions pacifistes et son opposition à la guerre d'Algérie le conduisent en prison. À plusieurs reprises, il y est condamné, mais il persiste dans son combat. Soldat du refus, il fut entouré par une campagne de soutien. D’autres jeunes communistes suivirent ce même chemin marqué par une lourde répression (Léandre Letoquart, Jean Clavel…).

Après avoir recouvré la liberté, Alban Liechti retrouve ses activités militantes. Épris de justice et de liberté pour le peuple de France et tous les peuples du monde, il demeura un militant communiste toute sa vie durant. 

Aujourd'hui, il est devenu un symbole pour ceux qui croient en la désobéissance civile comme moyen de résistance contre les injustices.

Exposition "Alban Liechti, premier soldat du refus" du 19 mars au 18 avril - hôtel de ville
Venissage : mercredi 19 mars - hôtel de ville
Mercredi 19 mars : commémoration du cessez-le-feu en Algérie

 

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